Vida est comme le karst, songe Rudi, taillée par la rivière lieu de rencontre de sexe et polie avec sensualité par la brise marine.
Qui sont les habitués de la plage?
C'est un roman problématique tendu entre l'engagement et l'ironie, le goût de la nature et la volonté politique, la poésie du coeur et la prose du monde.
Il n'a pas non plus la métis, la ruse de l'Achéen, ni son goût de la vengeance.La fin du roman nous le montre descendant vers Trieste.Une bizarrerie ou plutôt le vestige d'une époque révolue qui cohabite parfaitement avec les autres plages mixtes de la station balnéaire italienne. .Je comprends la tradition austro-hongroise, mais le fait que le mur soit encore là, quil résiste, quil sépare encore les hommes et les femmes me fait réfléchir.Sa ville, c'est Trieste.Quant au héros d'Homère, Rudi commence par s'en distinguer assez fortement, il n'a pas de femme qui l'attende, pas de royaume, pas de vieux chien.



Mesto v Zalivu, annonce sexe de femme viterbo "La ville dans la baie".
"LE moule italien" Rudi est le personnage fictif à travers lequel Boris Pahor, né en 1913, met en fiction et à distance sa propre expérience de Slovène, victime dès les années 1920 de la sauvagerie fasciste.
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Mais Trieste est quand même pour lui un pays de Pénélopes qui défont chaque nuit le travail de la journée : ouvriers qui réparent une route mais font sauter un pont, cheminots qui conduisent les trains, sabotent les aiguillages et au contraire de la reine.A son intonation, on aurait pu se croire en temps de paix.Au fil de quelques jours, Rudi va avoir la tentation de s' intégrer à ce monde et à sa résistance, en même temps que monte en lui, lié à certains souvenirs, un dégoût de Trieste.Connaissiez-vous lun et lautre cette plage?Très vite, la vie les sépare.C'est ce qui fait dire à Rudi que la domination "qui avait apporté des crânes et des squelettes dans les dolines et les éboulis avait aussi pensé à amener des mulets afin de faire proliférer l'absinthe au milieu des carcasses"."Cest un monde dhommes à lancienne, avec ses codes non dits, entre homo-érotisme et entre-soi.Puis, le jour se lève sur une belle plaine à champs de maïs mûr, et les gares continuent de se succéder "comme les graduations d'un thermomètre" dont la peur "fait monter le mercure".2Malgré cette apparence presque lisse, le roman est porteur dinformations historiques qui donnent à réfléchir.Et celle surtout du conflit entre les Slovènes et les fascistes qui voulurent les faire disparaître, au moins en tant que langue et civilisation, et allèrent jusqu'à italianiser leurs noms sur les pierres tombales après avoir incendié le palais de leur culture.


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